top of page

S/AVOIR/S, Manifesto of Fragility, la 16e Biennale de Lyon à URDLA

  • Marceau Baptiste
  • 1 nov. 2022
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : 11 janv.

par Marceau Baptiste



Cette année, la 16e Biennale d'art contemporain de Lyon investit officiellement URDLA, un lieu hybride abritant à la fois des ateliers de production d'estampes contemporaines et une galerie d'art. URDLA s'associe pleinement à l'exposition conçue par le duo de commissaires Till Felrath et Sam Bardouil. Cette biennale, placée sous le signe de la fragilité, est également l'occasion de présenter une série de lithographies de Phoebe Boswell et des gravures en taille-douce de Sylvie Selig.


À URDLA, cette fragilité se manifeste de deux manières distinctes. La première, plus conventionnelle, explore la question du corps sous toutes ses formes : réels, imaginaires, vêtus, dénudés ou même absents, depuis les premières images peintes par Salman Toor jusqu'aux installations d'Özgür Kar, en passant par les lithographies de Phoebe Boswell.



Cependant, c'est la deuxième lecture qui approfondit la subtilité de cette exposition, où l'haptique se marie au poétique. Cette dimension se cristallise à travers la fragilité des savoirs, incarnée dans les techniques traditionnelles de l'estampe mises en œuvre par Phoebe Boswell et Sylvie Selig.



Cette interrogation sur les savoirs parcourt l'exposition bien au-delà de l'estampe, grâce à un réseau de connexions tissé entre toutes les œuvres présentées. Qu'il s'agisse de peintures, de photographies ou même d'installations, les artistes explorent des domaines de connaissance spécifiques. Citons notamment les grandes photographies de Richard Learoyd réalisées en camera obscura, l'œuvre en papier gratté de Mohammed Kazem, ou encore la toile d'Eva Nielsen, combinaison de peinture acrylique et de sérigraphie qui restreint le monde, ou plutôt l'emprisonne, à la manière d'un Caspar David Friedrich réduisant sa weltanschauung à ce format restreint.


En résumé, la réussite de cette exposition ne se mesure pas uniquement à la qualité plastique ou formelle des œuvres produites et rassemblées sous un même toit. Elle réside précisément dans la manière dont elle associe cette qualité première à la formation d'un réseau indispensable à l'affirmation d'une pensée (manifeste) œuvrant à la sauvegarde d'un patrimoine commun, indivisible, que nous devons sans cesse réactiver, ou plutôt questionner, à l'image de l'installation de James Webb interrogeant un vase à thériaque tel la pythie de Delphes.


manifesto of fragility, 16e Biennale d'art contemporaine

du 14 septembre au 31 décembre 2022 dans douze lieux officiels.


URDLA

207 Rue Francis de Pressensé, 69100 Villeurbanne


Biennale de Lyon





 
 
 

Commentaires


  • Instagram
  • Linkedin

© 2026 Marceau Baptiste

bottom of page